lundi 8 juin 2015
Retour sur la première édition de Parabola
mardi 26 mai 2015
Aider notre venue à Avignon 2015 !
Vous, qui défendez cette idée simple que la poésie a sa place dans la construction d’un monde simplement humain.
Avignon Off 2015
Théâtre de la Bourse du Travail CGT
du 4 au 26 juillet à 11h
(relâches les 13 et 20)
les 13 et 20 Juillet à 11h
24, 25 et 26 Juillet à 14h
lundi 25 mai 2015
Parabola (du 27 au 29 mai 2015)
jeudi 16 avril 2015
L'intimité politique de l'art
vendredi 13 juin 2014
Créer
vendredi 4 avril 2014
Le tour du Verdon, d'un tour à l'autre...
J'ai eu la chance de raconter l'Héritage chez l'habitant pour une tournée du Verdon du 20 au 30 mars. C'est une expérience humaine hors norme. Dans ce bout de France, on croise la terre entière : des profs amoureux des mots dits, des paysans qui libèrent leur salon après avoir "fait" le cochon, des militants de terrain, des voyageurs, des jeunes en quête de futurs, des moins jeunes qui décident de s'impliquer pour la première fois aux municipales... Après chaque représentation, on mange ensemble. Certains dans l'urgence ont commandé des pizzas, d'autres arrivent avec des cagettes de fromages de chèvre, des quiches de toutes sortes, des chips, du saucisson... et des bouteilles de rouge ! C'est le plancher des chèvres" ( http://leplancherdeschevres.fr/ ) qui nous accueille, une association portée par des bénévoles et des salariés, portée surtout par un idéal simple : un art au cœur du monde.
La France des villages n'est pas triste ou renfermée. Elle est comme celle des villes : traversée de peurs et d'espoirs, de joies et de colères. Ce qui change ici, c'est simplement la proximité. Cette proximité est comme un outil pour ceux qui ne se contentent pas du monde tel qu'il est. Ici chaque acte a des conséquences tangibles. D'un village à l'autre, je découvre que chacun est au courant des enjeux des différentes communes, chacun a son avis sur la question. L'élection municipale est comme le révélateur de ce qui se joue ici au quotidien. Il y a une soif de politique. Comment maîtriser les flux touristiques ? Comment agir sur le prix du foncier ? Comment faire tomber les barons locaux qui mettent des caméras de vidéo-surveillance dans des rues souvent désertes ?
Chaque soir, je refais le monde avec des gens différents. L'hospitalité est aussi dans les dialogues et les récits. Il y a une grande conscience que ce monde est absurde, que la loi de l'argent roi devra cesser. Chacun cherche un chemin, parfois avec une naïveté touchante, parfois avec une conscience joyeuse. Le théâtre ouvre au dialogue, à la confidence... Il permet aussi, simplement, de sortir de chez soi (dans tous les sens du terme) et de rencontrer son voisin dans une autre situation.
Entre une quête de bonheurs simples et une action militante de tous les instants, beaucoup ne choisissent pas et n'imaginent pas vivre l'un sans l'autre... Je rêve d'un mouvement politique qui serait comme la ruralité engagée d' aujourd'hui : ouvert sur le reste du monde et ancrée dans le quotidien. J'espère un mouvement de ceux qui refusent chaque matin de rentrer dans le jeu morbide de la lutte de tous contre chacun, un mouvement qui transformerait une posture éthique en acte politique. Le théâtre par les villages me rassure sur le futur et m'invite à chercher mieux encore une radicalité au cœur du monde. Le chemin est long, mais vu d'ici, loin des jeux d'appareils et de la fièvre journalistique, il est aussi joyeux et calme. Comme si pas à pas un monde nouveau se réinventait. Il manque sans doute parfois de cohérence, d'articulation aux questions sociales du monde urbain, mais il est en marche et c'est un déjà-là précieux.
* Laurent Eyraud-Chaume
lundi 6 janvier 2014
dimanche 22 décembre 2013
Syrie !
Chut...
écoute... écoute le silence.
Chut...
écoute... écoute le silence.
Le silence d'ici crée un vacarme là-bas.
Nos silences pantouflards deviennent des bruits de bottes...
ou l'inverse
Nos actualités bruyantes, continues et vides font le silence sur leurs vies
Chut...
écoute...écoute le silence.
Pour le briser, ici, on marche sur la neige...
il y aura des rires le 25 décembre
on ouvrira une ou 2 bouteilles le 1er Janvier
ça fera pschittt
On dira "Oh tout ça...c'est compliqué..."
Iran, Irak, Palestine
"Tout ça ...c'est vieux comme le monde"
Egypte, quatar, Lybie
On dira "c'est le pouvoir, tout ça c'est l'Homme !"
Chiite, sunnite, salafiste
"C'est comme ça depuis la nuit des temps !"
Tu entends ce bruit étrange, quand tu Syrie !
C'est l'antidote premier, le seul vrai point commun.
Il y a comme un bruit intérieur quand on Syrie.
Tu peux passer des frontières, changer de langue,
C'est la même respiration, c'est le premier pas vers la Paix.
Quand tu Syrie, ça ouvre ton âme et du même coup ton cerveau
Et tu dis...c'est compliqué...et Alors ?
D'une vallée à l'autre, depuis toujours, c'est simple ?
Allemand, Français, c'est pas un peu compliqué ?
En Afrique du Sud, l'Apartheid,
En Amérique, l'esclavage...
Car pour avancer, l'homme choisi toujours la vie face à la mort,
L'écoute face à la bêtise,
L'échange face aux murs identitaires.
Pas une paix tomber du ciel, pas une paix de l'oubli.
Non, il lutte, fait du bruit, ouvre son cerveau, casse le silence ronronnant des repas de familles.
Il parle, c'est compliqué, il lutte, prend les armes de l'intelligence, de la justice et du dialogue !
Chut...
écoute...c'est le silence !
Là-bas pour le briser, peurs contre pleurs,
Bombes, balles, salves de Kalachnikovs,
Gazs, incendies...
Peurs contre pleurs, le silence brisés par les coups de bâtons,
Par les cris, briser par les corps violés, silence écrasé par la mort qui hurle à Dieu des questions sans réponses...
Chut...
écoute... écoute le silence.
Ils puissent se reposer, sous le calme d'un soleil d'hiver.
Quand tu Syrie, tu sens en toi qu'il n'y a qu'un monde...
D'abord on Syrie et ensuite on se parle, on avoue que c'est compliqué.
Mais comme il n'y a qu'un monde...il va bien falloir vivre avec nos voisins,
Les comprendre...Alors le silence recule un peu, laisse place, aux mots, aux combats de paix
Laisse place aux musiques métissés, aux danses, dabkés endiablés...
Quand tu Syrie au monde...tu changes...tout change...
Chut...
écoute....c'est le bruit d'un Syrire !
lundi 16 décembre 2013
Entretien à fréquence Mistral (liban, coopérative...)
J'ai rencontré la radio fréquence mistral et j'ai pu leur parler du Liban et du travail de notre compagnie.
C'est en podcast ici : http://fm.gap.free.fr/ ou là : http://fm.gap.free.fr/Emissions/Journal/Jrl20131128%20-%20Retour%20du%20Liban.mp3
Bonne écoute à vous !
samedi 30 janvier 2010
lundi 16 juin 2008
enfantin
enfantin
rire
sourire
lacher prise
être là
pas le choix
et ceux
des autres
rire
faire rire
demain
classe théâtre
j'ai toujours
peur
d'avoir
perdu
la
recette
à blague
dimanche 9 décembre 2007
Zorro

Citoyens du Royaume de France,
C'est avec un plaisir non dissimulé que je viendrai dés le 8 décembre affronter sur votre territoire le Capitaine Ramon et le Gouverneur Vasquez.
Ces terribles méchants tremblent sans doute déjà.... Ils savent que rencontrer le renard masqué dévoile leur bêtise (qui est sans limite) et ridiculise leur pouvoir (tout à coup si petit) !
Vous n'êtes pas sans savoir que je viens pour défendre les Indiens et les pauvres et je sais que votre Royaume, comme le mien, n'en manquent pas.
J'ai ouïe dire que les petits français aiment Tornado, mon fidèle destrier. Dites-leur bien qu'il est toujours à mes côtés.
Ne doutant pas de l'issue de ma lutte, le rire est une arme bien plus forte que tous les soldats du monde, je serais heureux, après ce combat, de prendre quelques jours de repos pour parcourir le pays des droits de l'Homme, rencontrer les Français et surtout les Françaises...
Espérant croiser votre chemin et vous conter mes aventures,
votre fidèle,
Zorro.
dimanche 11 novembre 2007
jeux de dames

éditorial de la lettre d'infos de la cie du pas de l'oiseau...en primeur sur le blog.
Dans la compagnie, nous philosophons beaucoup sur « quoi faire aujourd'hui? Quelles formes artistiques pour dire notre humanité ? »...etc....etc...Pour cacher mon affligeante impuissance, je me donne de l'importance sur le thème de « notre responsabilité d'artiste ». Il faut l'avouer depuis mai, je ne sais plus par quel bout prendre la nouvelle situation.
Les filles avaient cette idée de lecture-spectacle sur la condition féminine. J'écoutais d'une oreille fraternelle mais un peu distraite. Amélie passait des journée entières dans cette histoire de luttes et Françoise cherchait avec gourmandise des témoignages et des chansons. Elles ne participent pas trop aux grands débats sur le sens du monde qui m'agite sans cesse...humbles et discrètes.
En quelques semaines ce fut près. Jean-Pierre a mis de l'huile dans les rouages et l'air de rien je me suis retrouvé spectateur d'une première du pas de l'oiseau...
Pour les 25 ans du C.I.D.F.F. des Hautes-Alpes, un public nombreux et issu de multiples horizons est réuni. Les premiers rires fusent. Puis le silence est rempli d'une attention studieuse. Chaque mot est écouté, entendu. Les chansons, plus que des respirations, sont des clins d'oeil de connivence. La salle fredonne Froufrou. Le silence est à présent rempli d'une émotion bouleversante. L'histoire et les témoignages racontent notre mémoire commune, ou plus exactement nous la révèle comme une lumière qui aurait cesser de faire danser nos vies. L'amour, enfin possible, entre une femme et un homme bientôt libres de toutes les dominations, est brandi comme un nouvel horizon d'une lutte fraternelle. La salle applaudi, longuement. Je chavire.
En « artisanes » des arts et des idées, Amélie et Françoise nous offrent un moment de partage, un outil d'éducation populaire, un bijou d'humour et de poésie. Et pour moi, une leçon : il faut tenir patiemment et humblement nos positions, dire et redire nos repères et nos valeurs.
Laurent Eyraud
mardi 3 juillet 2007
Sur le pont d'A...
La compagnie Le Pas de l'oiseau est heureuse de présenter « Ceux d'entre Nous » au Festival Off d’Avignon au théâtre de la Rotonde chez nos amis cheminots.
Cette « Mémoire des résistances » n'est pas perdue à deux pas de l'avenue Pierre Sémard, résistant et syndicaliste.
Les mots résonnent d'une sonorité particulière
Quand les Hommes qui cherchent le Sud n'ont pas perdu le Nord,
Quand les mots des anciens se mélangent aux rires d'aujourd'hui,
Quand ceux d'entre nous savent que leurs résistances individuelles
Contre toutes les dominations
Sont des symboles de courage pour tous ceux qui auront à résister.
Le travail qui nous attend paraît joyeux
Quand nous savons rire de nos répétitives défaites
Qui ouvrent jour après jour des espaces de dignité à envahir.
Alors la mémoire est source d'espoir, nous n'avons pas peur.
Bienvenue à tous ceux que nous allons croiser cet été,
dans notre théâtre aux témoignages,
si la farce est cruelle, la réalité, elle, est bien pire.
Nous voici sur le pont avec ceux d'entre nous...
Laurent Eyraud





