Drôle de cadeau d’anniversaire
au Mouvement de libération des femmes :
disparition du Service des droits des femmes et de l'égalité !
Pendant deux ans l’intersyndicale CFDT - CGT du Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE) a fait tout ce qui était en son possible pour empêcher la disparition annoncée du service central et sa dilution dans une grande direction du ministère chargé des affaires sociales.
Son action a été relayée par les associations féministes, les partis de gauche et un certain nombre d’élus de gauche et de droite qui ont interpellé le gouvernement à l’Assemblée nationale et au Sénat. En vain...
La Révision générale des politiques publiques (RGPP) a eu le dernier mot. Après avoir perdu un ministère ou un secrétariat d’Etat dédié aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes, après avoir perdu son site internet et son centre de documentation, le service central se voit maintenant amputé d’une partie de ses moyens : communication, affaires européennes et internationales, études et statistiques, ressources humaines et service budgétaire. Enfin, le lien avec son réseau déconcentré est rompu.
Le SDFE vient en effet d’être intégré à la Direction générale de la cohésion sociale. Il perd donc son autonomie et le peu de transversalité qui lui restait. Les femmes se verront donc traitées en tant que public cible, alors qu’elles constituent la moitié de la population française et le thème de l’égalité sera un simple enjeu de cohésion sociale ! Perte de moyens et de visibilité de la politique, conditions de travail dégradées, la politique de l’égalité portée à bout de bras par les agents du SDFE sortira profondément affaiblie de cette « réorganisation ». Sans parler des conséquences négatives pour le milieu associatif, victime de la dilution de la politique et des coupes budgétaires.
Plus grave encore, le réseau déconcentré des déléguées régionales, chargées de mission départementales et leurs collaboratrices, que le SDFE animait jusque là, se retrouve éclaté et dilué avec des situations totalement différentes selon les départements. Populations vulnérables, discriminations, diversité, politique de la ville et même services vétérinaires : les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes ne constituent plus un ensemble cohérent, ils sont soumis à l’interprétation de petits chefs départementaux qui jugent de la légitimité de travailler ou non sur cette thématique, ils reposent sur la bonne volonté et la
motivation des un-e-s ou des autres...
Comme dans le reste de l’ensemble des administrations de l’Etat, la RGPP et les attaques incessantes contre les agents de l’Etat, font des ravages : au bout de deux ans de ce traitement de choc les personnels sont épuisés et dégoutés.
Les beaux discours et les efforts sémantiques et médiatiques du gouvernement en place ne changeront rien à la réalité. Nous nous trouvons face à un recul en arrière d’une trentaine d’année ! Le service ne peut que constater, écœuré et en colère, malgré les annonces médiatiques en tous sens, l’absence d’un véritable
ministre en charge de notre politique et de volonté en la matière.
A ce rythme là, l’égalité réelle entre les femmes et les hommes dans notre pays ne sera effective que dans plusieurs siècles ! D’autant plus que nous observons dans certains domaines de réelles remises en cause des acquis, notamment le droit à l’avortement.
L’intersyndicale du SDFE appelle donc les associations féministes, les partis de gauche, les trois délégations aux droits des femmes et tous les élus de bonne volonté à rester vigilants sur l’avenir de la politique gouvernementale en matière de droits des femmes et d’égalité entre les femmes et les hommes au regard des engagements internationaux de notre pays.
Intersyndicale CFDT – CGT du SDFE - 17 février 2010
intersyndicale_sdfe@yahoo.fr - 06 22 24 24 36 – 06 75 13 60 25
samedi 20 février 2010
mercredi 3 février 2010
BUG !
Copier-coller
les images
les mots
les pdf et les Jpg
Copier-coller
les habits
les cheveux
les musiques et les sacs
Copier-coller
les pensées
les idées
les rêves et les cauchemars
Copier-coller
la mémoire
l'identité
le racisme et la haine
le théâtre
comme un logiciel libre
une rencontre joyeuse et imprévue
un corps autonome
dans un système-virus
à nous le bug
l'anti copier-coller !
samedi 30 janvier 2010
Mieux vaut tard...
Le FourmiDiable
vous souhaite une bonne année 2010,
et surtout pas la santé
mais quelques maux incurables :
nausées colériques, rages philosophiques,
allergies au décervelage, épidermies à la morosité
et autres phobies à l'identité nationale étriquée.
vous souhaite une bonne année 2010,
et surtout pas la santé
mais quelques maux incurables :
nausées colériques, rages philosophiques,
allergies au décervelage, épidermies à la morosité
et autres phobies à l'identité nationale étriquée.
jeudi 7 janvier 2010
Ne pas Plier ! (Alp'ternatives)
Chronique du temps présent.
J'avais pris pour habitude de vous présenter chaque trimestre des critiques d'ouvrages, de journaux de CD et autres plaisirs...Pour commencer 2010, pas de critique, des vœux aigres doux.
A Veynes, plusieurs dizaines d'hommes armés encerclent le lycée, bouchent chaque issues pour d'éventuels fuyards ...à la recherche d'un redoutable réseau de trafic de cannabis...
A Paris, le « camarade » Besson lance un vaste débat sur l'identité nationale, ressuscite une triste coutume française qui mêle racisme, peur et culte des racines. Le Front National grimpe dans les sondages. Les propos ouvertement anti-islam, anti-jeunes, se multiplient au plus haut niveau de l'Etat. La presse parle de « dérapages ». Vraiment ?
Aux Pennes-Mirabeau, à Pont de Claix, les mairies socialistes municipalisent leurs théâtres et profitent de l'occasion pour sortir les artistes et les équipes en places : trop élitistes, trop engagés ! Vivement les humoristes et la rentabilité !
Pendant qu'on échoue à Copenhague, au conseil général du 05, on mise sur les sports mécaniques ! Dans certaines stations on mise aussi sur le durable comme sur un cheval de course ! On mise sur la culture pour soigner l'image. On construit des équipements splendides. On organise des concerts de qualités. On fait venir la presse. Puis, les salles n'étant pas assez pleines, pas assez rentables : on licencie le directeur. Il aurait du faire comme les autres : un festival du rire !
Un peu partout, ici comme ailleurs, on se gargarise de culture locale, du bon vieux temps, du temps où les enfants écoutés leurs parents. On oublie vite. La mémoire est sélective. C'est toujours la mémoire des vainqueurs qui écrit l'Histoire. On oublie le petit peuple, ici comme ailleurs, qui hier arraché la sécu, la retraite, les congés, du temps pour vivre, aimer et créer. On oublie que la quête du savoir est un combat d'émancipation.
A l'heure où la bêtise est une arme de destruction massive. Les attaques contre tout ce qui nous rend humain : notre capacité à accueillir l'étranger, à s'émerveiller d'un poème, à sauver notre terre mère, faire vivre des lieux et des moments hors commerce...toutes ces attaques forment une politique.
Alors en 2010, souhaitons-nous le courage de combattre, l'utopie de résister et créer. Notre responsabilité est immense.
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