vendredi 14 décembre 2007
consommation
des pages cadeaux
sans queu ni tête
aucune dialectique
marx est mort
sortez vos cartes bleus !
mardi 11 décembre 2007
Rouge Guerre Civile
j'ai soutenu jusqu'au bout la gauche plurielle.
Depuis le NON, je rêvais d'une convergence de la gauche de transformation.
Depuis Sarko, je n'ai plus de maison. Communiste SDF comme l'a dit l'Huma.
Et puis quelques belles pages qui redonnent du souffle de pensées...
«émancipation » de l'ami Jean-Louis Sagot-Duvauroux à lire en ligne ici,
et aujourd'hui ce « Changement de propriétaire » d'Eric Hazan (au Seuil).
Tout cela est jubilatoire, intelligent et profondément optimiste...
Chez une amie en passant, la Une de Courrier international met côte à côte Chavez et Poutine. Elle parle, mais je n'ai rien noté, du « coup de force du 2 décembre ».
Qui croit encore à la neutralité de ce chien de garde de l'ordre établi qu'est Alexandre Adler ? Poutine a gagné « ses » élections.
Et Chavez a perdu « son » référendum.
Je hais, plus que tout, cette bonne conscience qui neutralise les méchants sous un vocable unique de « populistes » ou parfois de « dictateurs ».
L'heure est effectivement à la guerre civile mondialisée (voir sous-titre de Hazan," la guerre civile continue).
Et il n'y a que 2 côtés à cette nouvelle barricade.
Je rêve de comprendre l'Amérique latine.
J'en ai fini avec la conciliation.
lundi 10 décembre 2007
itinéraire
et sur les ondes hautes-Alpines.
dimanche 9 décembre 2007
Zorro

Citoyens du Royaume de France,
C'est avec un plaisir non dissimulé que je viendrai dés le 8 décembre affronter sur votre territoire le Capitaine Ramon et le Gouverneur Vasquez.
Ces terribles méchants tremblent sans doute déjà.... Ils savent que rencontrer le renard masqué dévoile leur bêtise (qui est sans limite) et ridiculise leur pouvoir (tout à coup si petit) !
Vous n'êtes pas sans savoir que je viens pour défendre les Indiens et les pauvres et je sais que votre Royaume, comme le mien, n'en manquent pas.
J'ai ouïe dire que les petits français aiment Tornado, mon fidèle destrier. Dites-leur bien qu'il est toujours à mes côtés.
Ne doutant pas de l'issue de ma lutte, le rire est une arme bien plus forte que tous les soldats du monde, je serais heureux, après ce combat, de prendre quelques jours de repos pour parcourir le pays des droits de l'Homme, rencontrer les Français et surtout les Françaises...
Espérant croiser votre chemin et vous conter mes aventures,
votre fidèle,
Zorro.
dimanche 11 novembre 2007
jeux de dames

éditorial de la lettre d'infos de la cie du pas de l'oiseau...en primeur sur le blog.
Dans la compagnie, nous philosophons beaucoup sur « quoi faire aujourd'hui? Quelles formes artistiques pour dire notre humanité ? »...etc....etc...Pour cacher mon affligeante impuissance, je me donne de l'importance sur le thème de « notre responsabilité d'artiste ». Il faut l'avouer depuis mai, je ne sais plus par quel bout prendre la nouvelle situation.
Les filles avaient cette idée de lecture-spectacle sur la condition féminine. J'écoutais d'une oreille fraternelle mais un peu distraite. Amélie passait des journée entières dans cette histoire de luttes et Françoise cherchait avec gourmandise des témoignages et des chansons. Elles ne participent pas trop aux grands débats sur le sens du monde qui m'agite sans cesse...humbles et discrètes.
En quelques semaines ce fut près. Jean-Pierre a mis de l'huile dans les rouages et l'air de rien je me suis retrouvé spectateur d'une première du pas de l'oiseau...
Pour les 25 ans du C.I.D.F.F. des Hautes-Alpes, un public nombreux et issu de multiples horizons est réuni. Les premiers rires fusent. Puis le silence est rempli d'une attention studieuse. Chaque mot est écouté, entendu. Les chansons, plus que des respirations, sont des clins d'oeil de connivence. La salle fredonne Froufrou. Le silence est à présent rempli d'une émotion bouleversante. L'histoire et les témoignages racontent notre mémoire commune, ou plus exactement nous la révèle comme une lumière qui aurait cesser de faire danser nos vies. L'amour, enfin possible, entre une femme et un homme bientôt libres de toutes les dominations, est brandi comme un nouvel horizon d'une lutte fraternelle. La salle applaudi, longuement. Je chavire.
En « artisanes » des arts et des idées, Amélie et Françoise nous offrent un moment de partage, un outil d'éducation populaire, un bijou d'humour et de poésie. Et pour moi, une leçon : il faut tenir patiemment et humblement nos positions, dire et redire nos repères et nos valeurs.
Laurent Eyraud